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Quand la facture électronique B2B devient-elle obligatoire pour moi ?

Le règlement d’application (décret royal 238/2026) est déjà approuvé et publié au BOE (journal officiel espagnol), mais le compteur des 12 ou 24 mois n’a pas encore démarré : il dépend d’un arrêté ministériel toujours non publié. Répondez à 5 questions et découvrez où vous en êtes aujourd’hui, quelle date vous concernera et à partir de quel jalon elle se compte — sans dates inventées, avec l’état réel de la norme vérifié au BOE.

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Réponse rapide

État réel à ce jour : le délai ne court pas encore.

Dernière vérification : 24 juillet 2026 · contrôlé au regard du BOE et de l’AEAT, l’administration fiscale espagnole (sources en bas de ce bloc).

Facture électronique B2B · situationDonnée vérifiée
Règlement d’applicationApprouvé. Décret royal 238/2026 du 25 mars (BOE-A-2026-7295), publié au BOE le 31 mars 2026 et en vigueur depuis le 20 avril 2026.
Arrêté ministériel (solution publique)En attente de publication au BOE. Les délais de 12 et 24 mois se comptent à partir de son entrée en vigueur, pas à partir du règlement. Le projet d’arrêté (ministère des Finances, 16 avril 2026) prévoit son entrée en vigueur le 1er octobre 2026 — c’est une prévision, pas une date ferme.
Si votre volume d’opérations a dépassé 8 M€Obligation 12 mois après l’arrêté ministériel → estimée vers octobre 2027 (non confirmé).
Autres entreprises et indépendantsObligation 24 mois après l’arrêté ministériel → estimée vers octobre 2028 (non confirmé).
SanctionAvertissement ou amende pouvant atteindre 10 000 € (art. 2 bis, paragraphe 9, de la loi 56/2007, dans la rédaction issue de la loi 18/2022, loi espagnole « Crea y Crece »).

Ne la confondez pas avec Verifactu : celle-ci a bien des dates fermes

Facture électronique B2BVerifactu
NormeLoi 18/2022 « Crea y Crece » (art. 12) + décret royal 238/2026 + arrêté ministériel en attenteDécret royal 1007/2023, reporté par le décret-loi royal 15/2025 (BOE, 3 décembre 2025)
Ce qu’elle régitComment la facture est émise et échangée entre entreprises : format structuré, plateformes, états de la factureLes exigences du logiciel de facturation : registres inaltérables, empreinte/QR, transmission à l’AEAT
Date limiteEstimée : ~octobre 2027 (>8 M€) · ~octobre 2028 (autres)Ferme : 1er janvier 2027 (impôt sur les sociétés) · 1er juillet 2027 (autres)
SanctionJusqu’à 10 000 € (loi 56/2007, art. 2 bis.9)50 000 €/exercice pour logiciel non conforme ; jusqu’à 150 000 € pour les fabricants (art. 201 bis de la LGT, loi fiscale générale espagnole)

Sources officielles : RD 238/2026 (BOE-A-2026-7295) · note AEAT du 31-03-2026 · loi 18/2022 · loi 56/2007 (art. 2 bis) · projet d’arrêté ministériel (ministère des Finances, 16-04-2026) · note AEAT sur les délais de Verifactu. Dernière vérification : 24 juillet 2026.

Comment ça marche

Cinq questions, aucune donnée envoyée.

01

Vous confirmez que vous facturez en B2B

L’obligation de l’art. 12 de la loi 18/2022 (loi espagnole « Crea y Crece ») ne concerne que les factures entre entreprises et professionnels ayant leur siège ou un établissement en Espagne.

02

Vous indiquez votre volume d’opérations

Le seuil de 8 millions d’euros de l’année précédente décide si vous entrez dans la tranche de 12 ou de 24 mois du décret royal 238/2026.

03

Forme juridique et régime

Société ou personne physique, SII ou territoire foral : ils nuancent votre date ferme Verifactu et l’obligation de communiquer les états de la facture.

04

Tout se passe dans votre navigateur

La logique est du JavaScript local : aucune réponse n’est envoyée à un serveur ni stockée où que ce soit.

05

Vous obtenez votre calendrier honnête

Votre date, le jalon à partir duquel elle se compte, une check-list de préparation et la comparaison avec Verifactu — en signalant ce qui est ferme et ce qui est estimé.

Étape 1 1 / 5

Émettez-vous des factures à d’autres entreprises ou professionnels (B2B) ?

L’obligation de la loi « Crea y Crece » concerne les opérations entre entreprises et professionnels ayant leur siège d’activité, un établissement permanent ou leur domicile en Espagne. Les factures aux consommateurs finaux restent hors champ (tout comme les opérations en facture simplifiée).

Votre volume d’opérations de l’année précédente a-t-il dépassé 8 millions d’euros ?

C’est le seuil que le décret royal 238/2026 utilise pour répartir les tranches : 12 mois (plus de 8 M€) ou 24 mois (les autres) à compter de l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel.

Quelle est votre forme juridique ?

Elle détermine votre date ferme Verifactu et, si vous facturez 8 millions d’euros ou moins, le délai de grâce supplémentaire pour communiquer les états de la facture.

Êtes-vous sous le régime SII ou imposé en territoire foral ?

Le SII et les systèmes foraux (comme TicketBAI) nuancent le bloc Verifactu de votre résultat. Ils ne changent pas votre obligation de facture électronique B2B, qui n’a pas d’exclusion territoriale.

Comment prévoyez-vous d’émettre la facture électronique ?

Le décret royal 238/2026 définit un système mixte : des plateformes privées d’échange et une solution publique gratuite gérée par l’AEAT qui fait aussi office de dépôt universel.

Résultat indicatif

Votre calendrier de facturation électronique B2B

Avertissement : ce résultat est indicatif et généré automatiquement à partir de vos réponses ; il ne remplace pas un conseil fiscal ou juridique sur votre cas concret. Les dates de la facture électronique B2B dépendent d’un arrêté ministériel non encore publié au BOE (vérifié le 24 juillet 2026) : confirmez-les auprès de l’AEAT avant de planifier avec elles.
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La norme, expliquée

Règlement approuvé, chronomètre à l’arrêt.

Dernière vérification des dates, seuils et sanctions : 24 juillet 2026, au regard du BOE et de l’AEAT (sources à la fin).

La facture électronique obligatoire entre entreprises naît de l’article 12 de la loi 18/2022 sur la création et la croissance des entreprises — la loi espagnole « Crea y Crece » —, qui modifie l’article 2 bis de la loi 56/2007 et étend l’obligation d’émettre et de transmettre des factures électroniques à tous les entrepreneurs et professionnels dans leurs relations commerciales (opérations B2B). Selon le règlement qui la développe, elle concerne ceux qui émettent des factures à d’autres entreprises ou professionnels ayant leur siège d’activité économique, un établissement permanent ou leur domicile en Espagne ; restent hors champ, entre autres, les opérations documentées en facture simplifiée, certaines opérations des opérateurs des marchés de l’électricité et du gaz et les chambres de compensation IATA. Son objectif n’est pas fiscal mais de transparence commerciale : rendre visibles les délais de paiement réels et réduire les retards de paiement.

Voici la donnée que la moitié d’internet raconte mal. Le développement réglementaire existe déjà : c’est le décret royal 238/2026 du 25 mars, publié au BOE le 31 mars 2026 (BOE-A-2026-7295) et en vigueur depuis le 20 avril 2026. Mais les délais de 12 et 24 mois ne se comptent pas à partir du règlement : sa troisième disposition finale les ancre à l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel régissant la solution publique de facturation électronique — et cet arrêté, au 24 juillet 2026, n’a toujours pas été publié au BOE. Le ministère des Finances a soumis le projet à consultation publique le 16 avril 2026 et le texte lui-même prévoit son entrée en vigueur le 1er octobre 2026, ce qui situerait les dates limites vers octobre 2027 et octobre 2028. Ce sont des estimations : tout site qui vous donne aujourd’hui un jour exact extrapole, il ne cite pas le BOE.

Qui, quand et avec quelles nuances

La répartition des tranches est simple : ceux qui ont eu un volume d’opérations supérieur à 8 millions d’euros l’année précédente disposeront de 12 mois à compter de l’arrêté ministériel ; le reste des entreprises et professionnels — l’immense majorité des PME et tous les indépendants — de 24 mois. Au-delà du format, la norme oblige à communiquer les états de la facture (acceptation ou refus commercial et paiement effectif intégral) dans un délai maximal de 4 jours calendaires, hors samedis, dimanches et jours fériés nationaux. Un délai de grâce est prévu pour les plus petits : pour les personnes physiques et les entités en régime d’attribution de revenus facturant 8 millions ou moins, la communication de ces états sera volontaire pendant leurs 12 premiers mois d’obligation puis obligatoire ensuite. Les plateformes privées d’échange ont aussi leurs propres délais transitoires (24 mois) pour satisfaire aux exigences d’interconnexion et d’interopérabilité.

Ce que le non-respect peut vous coûter

Le régime de sanctions n’est pas dans le règlement — le décret royal 238/2026 n’en ajoute pas un propre — mais dans la loi 56/2007 (art. 2 bis, paragraphe 9), dans la rédaction que lui a donnée la loi 18/2022 : avertissement ou amende pouvant atteindre 10 000 euros, pour des comportements comme ne pas offrir aux destinataires la possibilité de recevoir des factures électroniques ou ne pas permettre aux anciens clients d’accéder à leurs factures. L’organe de sanction est le secrétariat d’État espagnol à la Numérisation et à l’Intelligence artificielle.

Facture électronique B2B et Verifactu : deux obligations distinctes et cumulatives

Partager le mot « facture » n’en fait pas la même norme. Verifactu (décret royal 1007/2023, dont l’exigibilité a été reportée par le décret-loi royal 15/2025) régit les exigences du logiciel de facturation — registres inaltérables, empreinte, transmission à l’AEAT — et a déjà des dates fermes : le 1er janvier 2027 pour les assujettis à l’impôt sur les sociétés et le 1er juillet 2027 pour les autres, avec des sanctions pouvant atteindre 50 000 euros par exercice pour l’usage ou la détention d’un logiciel non conforme (art. 201 bis de la LGT). La facture électronique B2B régit le format et l’échange de la facture entre entreprises et son compte à rebours n’a pas encore formellement commencé. Le plus souvent, il faudra respecter les deux — et Verifactu arrive en premier. Pour les voir côte à côte, utilisez le comparateur Verifactu vs facture électronique B2B ; et pour votre date exacte Verifactu, le calculateur de date limite Verifactu.

La solution publique : se conformer gratuitement

Le décret royal 238/2026 conçoit un système mixte : des plateformes privées d’échange et une solution publique de facturation électronique gérée par l’AEAT, d’accès gratuit, qui fait en outre office de dépôt universel des factures (les plateformes privées doivent lui en transmettre copie). Le format commun est le modèle sémantique EN 16931, avec quatre syntaxes admises : Facturae, UBL, CII (XML CEFACT/ONU) et EDIFACT ; les plateformes privées doivent pouvoir convertir entre elles toutes et la solution publique fonctionne en UBL. Les derniers détails techniques — authentification, code unique de facture, communication entre plateformes — seront fixés par l’arrêté ministériel en attente. Tout cela fait partie de notre pôle digitalisation, où nous traitons aussi le Kit Digital et l’adoption de l’IA dans les PME.

Questions fréquentes

Avant de faire le test.

La facturation électronique B2B est-elle déjà obligatoire ?+

Non. Le règlement d’application (décret royal 238/2026 du 25 mars) est approuvé, publié au BOE le 31 mars 2026 et en vigueur depuis le 20 avril 2026, mais les délais de 12 et 24 mois ne se comptent pas à partir du règlement : ils courent à partir de l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel régissant la solution publique de facturation électronique — et cet arrêté n’a pas encore été publié au BOE (vérifié le 24 juillet 2026). À ce jour, l’obligation n’est donc encore exigible pour personne.

À partir de quand la facture électronique entre entreprises sera-t-elle obligatoire ?+

Cela dépend de votre volume d’opérations de l’année précédente : 12 mois à compter de l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel si vous avez dépassé 8 millions d’euros, et 24 mois pour le reste des entreprises et professionnels, PME et indépendants compris. Le projet d’arrêté publié par le ministère des Finances le 16 avril 2026 prévoit son entrée en vigueur le 1er octobre 2026 : si cela se confirme, on parlerait approximativement d’octobre 2027 et d’octobre 2028. Ce sont des dates estimées, non fermes : l’arrêté reste en attente de publication au BOE.

Suis-je concerné si je facture moins de 8 millions d’euros ?+

Oui. Le seuil de 8 millions d’euros ne vous exonère pas : il vous place simplement dans la tranche de 24 mois au lieu de celle de 12. De plus, si vous êtes une personne physique ou une entité en régime d’attribution de revenus facturant 8 millions ou moins, la communication des états de la facture (acceptation, refus et paiement intégral) sera volontaire pendant vos 12 premiers mois d’obligation puis obligatoire ensuite, avec un délai maximal de 4 jours calendaires hors samedis, dimanches et jours fériés nationaux.

Que se passe-t-il si je ne respecte pas la facturation électronique B2B ?+

La loi 56/2007 (article 2 bis, paragraphe 9, dans la rédaction issue de la loi 18/2022) prévoit un avertissement ou une amende pouvant atteindre 10 000 euros — par exemple pour ne pas offrir aux destinataires la possibilité de recevoir des factures électroniques ou pour ne pas permettre aux anciens clients d’accéder à leurs factures. L’organe de sanction est le secrétariat d’État espagnol à la Numérisation et à l’Intelligence artificielle. Le décret royal 238/2026 n’ajoute pas de régime de sanctions propre.

Est-ce la même chose que Verifactu ?+

Non : ce sont deux obligations distinctes et cumulatives. Verifactu (décret royal 1007/2023, reporté par le décret-loi royal 15/2025) régit les exigences du logiciel de facturation et a déjà des dates fermes : le 1er janvier 2027 pour les assujettis à l’impôt sur les sociétés et le 1er juillet 2027 pour les autres. La facture électronique B2B régit la façon dont la facture est émise et échangée entre entreprises, et son compte à rebours n’a pas encore formellement commencé. Le plus souvent, vous devrez respecter les deux.

Puis-je me mettre en conformité gratuitement avec la solution publique de l’AEAT ?+

Oui. Le décret royal 238/2026 crée un système mixte : des plateformes privées d’échange et une solution publique de facturation électronique gérée par l’AEAT, d’accès gratuit, qui fait en outre office de dépôt universel des factures (les plateformes privées doivent lui transmettre une copie de chaque facture). La solution publique fonctionne en syntaxe UBL ; les derniers détails techniques seront fixés par l’arrêté ministériel en attente de publication.

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